Observer le soleil

 

Une tache unique ou un petit groupe de taches sans pénombre.
Groupe de petites taches montrant une relation entre elles.
Groupe bipolaire dont le membre principal montre une pénombre.
Groupe bipolaires dont les principales taches montrent une pénombre. Généralement moins de 10 degrés.
Large groupes bipolaires dont les principales taches montrent une pénombre. Présence de petites taches entre les groupes. Environ 10 degrés.
Très large groupe de taches bipolaires. Longueur de plus de 15degrés.
Large groupe bipolaire d’environ 15 degrés. Absence de petites taches éparses.
Large tache entourée de pénombre d’une dimension supérieure à 2.5 degrés.
Tache entourée d’une pénombre d’une dimension inférieure à 2.5 degrés.

Structure des taches solaire

Même avec un petit instrument, il est possible de reconnaître plusieurs détails à la surface du soleil. Les taches sont assurément ceux qui sont le plus connus et recherchés. Ils peuvent être visibles comme un simple point, ou comme une tache plus élaborée avec ou sans la présence d’une pénombre. La photo ci-contre montre bien chacun de ces détails.

Les points sont de toutes petites taches sans pénombre. Les points peuvent être isolés ou groupés. Les points peuvent durer de quelques heures à une ou deux journées.

L’ombre est la partie centrale noire des taches plus complexes. La température de l’ombre est d’environ 3300o Kelvin tandis que celle de la photosphère est d’environ 5700o Kelvin.

La pénombre entoure la partie plus foncée de la tache (ombre). Elle montre des filaments qui s’éloignent du centre. Ces filaments ont une grande activité. Ils changes régulièrement et dure généralement moins d’une heure. La dimension des taches varie considérablement. Les plus grosses peuvent être vues à l’oeil nu avec l’utilisation d’un filtre. Évitez de regarder directement le soleil, vos yeux pourraient subir des dommages permanents. Les méthodes d’observation sécuritaires sont décrites dans une autre section.

Nombre de Wolf

L’activité solaire peut être mesurée à l’aide du nombre de Wolf. Cette méthode a été développée par Rudolf Wolf en 1848. C’est une méthode simple et approximative.

La détermination du nombre de Wolf est une activité populaire auprès des astronomes amateurs du monde entier. Ce type d’observation peut être fait avec les télescopes les plus modestes.

Le nombre de Wolf est calculé à l’aide de la formule suivante:

R

: Nombre de Wolf

g

: Nombre de groupes de taches

f

: Nombre de taches dans les groupes

Exemple:

Si une seule tache est visible sur le soleil, R = 11.

Pour un groupe de 3 taches, R = 13.

Pour 3 taches isolées, R = 33

Pour 2 taches isolées et un groupe de 5 taches, R = 77

Le nombre de Wolf demeure une estimation qualitative de l’activité solaire puisque les résultats obtenus par un observateur dépendent grandement de la puissance du télescope utilisé.

Si un groupe d’observateurs désirent compiler l’ensemble de leurs résultats, alors il devront inclure un facteur de correction dans la formule énoncée plus haut. Ce facteur permettra à différents utilisateurs de comparer leurs estimations à un échantillonnage connu (Sunspot Index Data Center) et par conséquent, calculer le facteur de correction.

Le facteur de correction k est calculé comme suit:

k

: Facteur de réduction

RI

: Nombre de Wolf du Sunspot Index Data Center

Robs

: Nombre de Wolf obtenu par l’observateur

La formule pour déterminer le nombre de Wolf devient donc: 

Sécurité

L’observation du soleil peut s’avérer dangereuse et causer des dommages permanents aux yeux. Cependant en prenant de bonnes précautions, il est tout à fait sécuritaire d’observer les taches et autres détails intéressants du soleil.

 

Les filtres solaires permettent d’observer le soleil sans danger pour les yeux et le télescope. Il faut toutefois être prudent. Les filtres que l’on place à devant le télescope sont de loin les plus sécuritaires. Ils atténuent entre 99.9 et 99.99% de la lumière solaire et le tube du télescope ne subira pratiquement aucune hausse de température.

Il existe aussi de petits filtres solaires qui se placent à l’oculaire. Ceux-ci sont généralement offerts avec les télescopes de moins bonnes qualité, et devraient être évités. Puisqu’ils sont placés tout près du point focal de l’instrument, ils deviennent chauds et risquent de briser, ce qui peut causer des tords irréparables aux yeux.

Filtres solaires

Il est possible d’acheter des filtres de très bonne qualité dans des boutiques spécialisées.

Des fabricants tels que Thousand Oaks optical ou Roger W. Tuthill offrent des filtres spécialement adaptés aux différents types de télescopes.

Il est aussi possible de se fabriquer un filtre à partir de mylar spécialement conçu à cette fin.

Projection

Il est aussi possible d’observer le soleil sans filtre solaire. Une technique souvent utilisée est l’observation par projection. Cette technique peut être utilisé avec les télescopes ou même les jumelles.

Elle consiste a projeter l’image du soleil sur un carton placé à une certaine distance de l’oculaire. Plus l’écran est éloigné, plus l’image projetée sera grande. Il est facile grâce à cette technique d’observer les taches solaires.