Pollution lumineuse

Pollution lumineuse

Comparaison entre un ciel non pollué et très pollué. Il s’agit du même endroit, à gauche pendant une panne générale d’électricité

  • La FAAQ a maintenant une section québécoise de IDA

Références principales sur le sujet

Articles sur le sujet

Des faits récents

Mémoires

Plan d’urbanismes

Revue de presse

Nous vous invitons à consulter les documents suivants

Préservons la beauté du ciel nocturne

Règlement sur l’éclairage extérieur (Projet de loi pouvant être présenté à vos élus)

Quelques liens externes sur le sujet

Éclairage Municipal, Journal le Phare

Site où on offre des éclairages amicaux pour l’astronomie

Eteignez les lumières, on ne voit plus les étoiles

Une loi tchèque contre la pollution lumineuse

Pollution lumineuse au Mont Palomar

Protégeons la beauté du ciel nocturne

La FAAQ a maintenant une section québécoise de IDA

(International Dark-Sky Association)

Section IDA du Québec

Section québécoise formée en octobre 2003

La mission

La section québécoise de IDA est un sous-groupe de la Fédération des Astronomes Amateurs du Québec (FAAQ) qui a pour mission d’établir l’orientation générale axée sur la protection du ciel étoilé, de sensibiliser et de mobiliser les individus et les groupes, de soutenir les intervenants, d’évaluer et de reconnaître les actions concrètes pour minimiser la pollution lumineuse et de contribuer à la recherche de ressources financières ou autres.

Orientation en deux volets : Sensibilisation et action

1. Sensibilisation sur trois niveaux :

  • Les amis du ciel (Engagement par écrit et certificat), engagement personnel, compréhension de base du problème. Ces personnes ont la capacité de décrire la pollution lumineuse et les principaux problèmes causés.
  • Membres qualifiés : Ce sont des personnes qui ont les qualifications pour faire des présentations aux municipalités, aux écoles etc. dans le but de les sensibiliser au problème de pollution lumineuse. Ils reçoivent ½ journée de formation.
  • Membres spécialisés : Formation spéciale (IDA ou IES etc.) en plus de certaines qualifications de base, ces personnes peuvent discuter des bénéfices, faire des recommandations d’éclairage eux-même ou recommander des experts en éclairage.

2. Action

  • Projet du Mont Mégantic
    • a. Visibilité
      b. Appui
      c. Soutien technique ou autre

Groupes d’alliés visés :

  • Astronomes amateurs
  • Astronomes professionnels
  • Ornithologues
  • Architectes paysagistes
  • Municipalités
  • Écoles
  • Consultants en éclairage
  • Manufacturiers d’éclairage
  • Autres à déterminer

Principes de fonctionnement

  • Une personne est responsable pour le groupe (Rémi Lacasse)
  • Quelques réunions par année, (3 ou 4 au besoin)
  • Les communications se font de même que les décisions ponctuelles se prennent par courriel

Membres du groupe de direction de la section québécoise.

  • Rémi Lacasse, Fédération des Astronomes Amateurs du Québec
  • Chloé Legris, ASTROLAB du Mont-Mégantic
  • Germain Gauthier, IES
  • Richard Poirier, Intrawest
  • Gilles Meunier, Hydro Québec
  • Chrisnel Blot, Spectralux Industries Inc.
  • Pierre Tournay, FAAQ
  • Piere Paquette, FAAQ

La pollution lumineuse : Un problème, des solutions

Résumé

Le problème de la pollution lumineuse existe un peu partout et il augmente encore rapidement. Heureusement, il y a des solutions. Il y a manque de prise de conscience. Il y aussi beaucoup d’apathie et d’inertie à surmonter. Cependant, des progrès ont été accomplis.

La beauté du ciel nocturne est une chose merveilleuse. De plus, toutes actions diminuant le halo lumineux aident considérablement à améliorer la qualité de l’éclairage. Avec un bon éclairage, nous améliorons la visibilité et la sécurité, nous réduisons la perte d’énergie, et de plus l’environnement nocturne sera plus confortable. L’ « International Dark-Sky Association » rend disponible beaucoup d’informations utiles, vous pouvez consulter le site Internet de l’IDA : www.darksky.org.

Introduction

Pour la plupart des habitants de la terre, le ciel noir de nos ancêtres a disparu. Le problème provient des halos lumineux urbains dus  en grande partie à de trop mauvais éclairages. La qualité du ciel se détériore presque partout.

Il y a des solutions à ce problème, mais il est crucial de conjuguer tous nos efforts pour s’attaquer aux mauvais éclairages en encourageant l’utilisation d’un éclairage nocturne efficace.

Images satellite de l’amérique du nord la nuit. Rare sont les endroits sans lumières!

Avec un bon éclairage, tous sont gagnants. Nous aidons à préserver le ciel noir et nous voyons mieux la nuit tout en étant plus en sécurité. Nous avons un environnement nocturne plus plaisant et plus confortable. Nous économisons beaucoup d’énergie et d’argent. Ni les astronomes, ni le public ne souhaitent les effets néfastes de l’éclairage sur l’environnement. Nous ne devrions donc pas les tolérer. Nous devons tout faire pour préserver la beauté du ciel nocturne pour l’astronomie et pour toute l’humanité.

Le problème

Il y a plusieurs bonnes raisons d’utiliser un éclairage artificiel la nuit : pour nous aider à mieux voir, pour la sécurité, la commodité et pour avoir un environnement nocturne attrayant autour de nous. L’éclairage nocturne ne disparaîtra pas, même s’il y avait une autre crise énergétique. Celui-ci est justifié. Mais tout éclairage n’est pas forcément un bon éclairage. Une trop grande part de l’éclairage actuel ne répond pas à ses raisons d’être. Énumérons ici les phénomènes liés au mauvais éclairage :

1. Halo lumineux

Le ciel éclairé au-dessus de nos villes qui détruit notre  perception de l’univers. Nous ne vivons pas dans le ciel ; nous n’avons pas besoin d’éclairer les étoiles. C’est un problème autant pour les astronomes que pour le grand public qui en général  apprécie vraiment la beauté du ciel nocturne. Le ciel noir n’existe plus par endroits ce qui compromet sévèrement le fonctionnement de plusieurs observatoires. Cette pollution lumineuse du ciel prive la majeure partie des citadins d’une vue sur l’univers. Ce serait un crime si nos enfants et leurs enfants perdaient eux aussi la voûte céleste.  

2. Lumière éblouissante

L’éblouissement ne favorise pas la visibilité. Nous devrions essayer de concevoir un environnement sans aucune lumière éblouissante. Ne nous laissons pas aveugler par la puissance lumineuse. C’est trop souvent le cas et c’est risqué. Le problème est encore pire pour les personnes âgées.

3. Intrusion lumineuse

Plusieurs systèmes d’éclairage dérangent plus qu’ils n’aident. La lumière gaspillée pénètre sur nos terrains, à travers nos fenêtres, même dans nos observatoires. Tout comme  la pollution sonore, nous n’en avons pas besoin. Un tel éclairage inopportun ne permet pas d’atteindre les buts recherchés lors de l’installation.

4. Environnement nocturne confondant

Nous devrions, tous, essayer de préserver un environnement plaisant, qu’il soit nocturne ou diurne. Un environnement nocturne inadéquat crée du stress. Nous devrions réduire le problème et non l’augmenter. Rappelons-nous, la nuit fait partie aussi de l’environnement.

5. Perte d’énergie

Nous gaspillons une quantité astronomique d’énergie et d’argent avec ce mauvais éclairage, surtout que bien souvent la lumière n’est ni nécessaire, ni souhaitée, comme par exemple, celle qui est dirigée vers le ciel ou qui est utilisée de manière inefficace, trop consommatrice d’énergie. Utilisons cet argent pour améliorer notre monde, arrêtons surtout  les dégâts. Aux États-Unis, par exemple, plus d’un milliard de dollars est gaspillé chaque année juste pour éclairer le ciel la nuit !

La plupart des lumières éclaires le ciel… une perte d’énergie et d’argent…

près de 1 000 000 000$ par année pour l’Amérique du nord.

Il y a des solutions

Nous souffrons tous de ces problèmes. Heureusement il y a des solutions. L’important est un éclairage nocturne de bonne qualité. Énumérons brièvement quelques-unes de ces solutions.

1. Utilisons seulement un éclairage efficace. Une bonne conception de l’éclairage public est vraiment la seule approche qui fait du sens. Ne tolérons pas le mauvais éclairage ; débarrassons-nous de lui.

2. Contrôlons l’intensité lumineuse selon les besoins ne gaspillons pas la lumière. Utilisons des luminaires de bonne qualité.

3. Employons des minuteries (ou variateurs de puissance et autres systèmes de commandes) pour assurer la quantité de lumière nécessaire au moment souhaité.

4. Concevons et installons un éclairage qui minimise la lumière inutile Elle est surtout causée par des luminaires ou des installations de mauvaise qualité.

5. Utilisons la juste quantité de lumière pour répondre aux besoins La luminosité excessive n’est pas un bon concept. L’œil est un instrument merveilleux et il ne peut bien voir que s’il n’est pas ébloui par la lumière. Ainsi, si nous passons d’une zone à grande luminosité vers une zone plus sombre, nous ne verrons plus très bien sur le moment (une adaptation de notre vision est nécessaire) et vice-versa.

6. Utilisons des sources lumineuses économes au plan énergétique Les sources lumineuses diffèrent considérablement dans leur efficacité. Favorisons l’utilisation de lampes sodium basse pression ; elles sont les plus efficaces et elles sont également fortement plébiscitées par les astronomes. En effet le spectre lumineux de ces lampes est essentiellement réduit à une couleur qui peut être filtrée efficacement. Les lampes sodium basse pression sont excellentes pour l’éclairage routier, les aires de stationnement, l’éclairage de sécurité et d’autres applications où le rendu de couleur n’est pas essentiel.  

Résultats possibles en appliquant quelques solutions

La conception d’un éclairage de qualité est adoptée maintenant en plusieurs endroits. Ces villes bénéficient d’un meilleur éclairage, d’économies d’énergie et d’un ciel plus noir (sans assombrir les rues). Nous y gagnons tous vraiment. La prise de conscience de ces problèmes et des solutions à apporter se développent rapidement dans le public et particulièrement parmi les éclairagistes.

La Commission Internationale de l’Éclairage (C.I.E.) et de nombreux organismes nationaux ont des comités techniques qui abordent ces questions. De nouvelles recommandations apparaissent régulièrement. Après tout, qui peut être contre le bon éclairage, étant donné tous ses avantages ? Je suis un membre actif de la plupart de ces comités et je suis satisfait de la prise de conscience qui progresse et des actions entreprises.

Une méthode efficace pour que les collectivités attaquent le problème est de nommer un groupe de travail sur l’éclairage urbain afin d’en étudier tous les impacts et d’envisager des solutions spécifiques conçues en fonction des besoins locaux (y compris le respect des normes d’éclairage; à présent des centaines ont été décrétées). De tels comités ont été très efficaces dans toutes les localités où ils ont été mis en place. Ils ont aussi l’avantage d’informer beaucoup de personnes sur le sujet.

Mais quel est le problème?

Le problème principal est qu’il y a toujours un grand manque de compréhension des enjeux, des problèmes et des solutions appropriées. La formation est le principal objectif à viser. Le deuxième grand problème est l’apathie. Même avec la prise de conscience, l’action est nécessaire. Certains  considèrent le phénomène trop important, d’autres estiment qu’il n’est pas assez important. Mais rien ne justifie l’apathie.

L’aide est disponible

L’ « International Dark-Sky Association », organisme à but non lucratif, est un puissant allié pour vous aider. C’est une organisation de type associatif, basée sur l’adhésion active de ses membres. Elle compte  plus de 10 170 membres, répartis dans 70 pays. L’IDA a édité plus de 170 fiches d’information sur la pollution lumineuse et elles sont une ressource importante pour ceux qui veulent se mettre au courant, qui veulent aider et agir. Consultez le site de l’IDA sur Internet : (http://www.darksky.org), il contient beaucoup d’excellentes informations et des liens vers de nombreux autres sites intéressants. Même si la  prise de conscience de ces problèmes et de leurs solutions augmentent, des aides pédagogiques sont nécessaires. L’IDA a donc besoin, pour se développer, de beaucoup d’adhérents, tant individuels qu’institutionnels, ainsi que du soutien de la communauté astronomique, nationale et internationale.

Conclusion

La pollution lumineuse est un réel problème pour l’astronomie ainsi que pour le public et cela continue d’empirer. Cependant, des solutions existent et elles fonctionnent. Elles améliorent également la qualité et l’efficacité de notre éclairage nocturne. Ces solutions nous aident à économiser beaucoup d’énergie et d’argent. Nous en sommes sûrs. Le manque de prise de conscience et l’apathie restent les problèmes principaux. Il faut agir. Maintenant. Chacun de nous. En fin de compte, nous y gagnons tous. 

David L. Crawford

En terminant: S’il vous plaît, aidez-nous à susciter une prise de conscience pour surmonter partout l’apathie. Les étoiles et l’univers ont besoin de l’appui de vous tous. Rejoignez-nous pour aider à préserver le droit de toute l’humanité à voir la beauté du ciel nocturne.

IDA Inc., 3225 N. First Ave., Tucson, AZ 85719-2103 USA Telephone: 1-520-293-3198 Fax: 520-293-3192 E-mail: ida@darksky.org Web: www.darksky.org

Liste de Contrôle

(D’une installation d’éclairage)

IDA se pose souvent la question suivante : Comment pouvons-nous évaluer une installation d’éclairage? Voici une brève, mais efficace, réponse à cette question.

Comment évaluer une installation d’éclairage?

1) Est-il vraiment nécessaire de l’allumer ?

2) Si oui, dans quel but ?

3) À quel niveau d’éclairage ?

4) Y a-t-il des luminaires qui émettent de la lumière au-dessus d’un angle de 90 degrés ? (Par   rapport à la verticale).

5) L’intrusion lumineuse est-elle une nuisance ?

6) L’éblouissement ou la lumière directe sont-ils une nuisance ?

Alors on peut faire la recommandation suivante…

1) Ne pas l’allumer.

2) Éteindre les lumières quand l’éclairage n’est plus nécessaire.

3) Éclairer seulement là où c’est nécessaire !

4) Éliminer toute la lumière émise au-dessus du plan horizontal.

5) Réduire au minimum l’intensité lumineuse à des angles compris entre 70 et 90 degrés par rapport à la verticale.

6) Éliminer l’intrusion lumineuse avec des luminaires et des systèmes optiques appropriés.

7) Cacher de la vue directe la lampe et les portions lumineuses du réflecteur.

8) Utiliser des sources lumineuses et des luminaires ayant un rendement optimum.

Toute cette lumière est-elle vraiment nécéssaire?

Toutes ces recommandations devraient assurer une meilleure qualité de l’installation d’éclairage, réduire au minimum la perte de lumière, l’éblouissement, l’intrusion lumineuse, le halo lumineux urbain et la perte d’énergie, tout en améliorant aussi l’ambiance lumineuse et l’efficacité de l’installation.

Merci à Paul Lutkevich, de Parsons Brinckerhoff Quade & Douglas, Inc., Boston, Massachusetts.

IDA Inc., 3225 N. First Ave., Tucson, AZ 85719-2103 USA Telephone: 1-520-293-3198 Fax: 520-293-3192 E-mail: ida@darksky.org Web: www.darksky.org